Messages d'accueil

MESSAGE D’ACCUEIL DE S.E. ABDEL FATTAH EL SISI, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE

Mesdames et Messieurs les participants,

J’ai le grand plaisir de vous accueillir en Égypte en novembre 2018 pour la quatorzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Je suis également heureux que la Conférence se tienne à Charm-el-Cheikh, la « Ville de la paix », qui possède une abondante biodiversité marine et terrestre et compte plusieurs communautés de personnes, illustrant ainsi de manière vivante et animée la dynamique et les interactions qui ont cours entre l’homme et la nature.

La fastueuse civilisation égyptienne s’est bâtie au cours des millénaires sur ses abondantes ressources naturelles qui ont assuré sa pérennité. Les anciens Égyptiens étaient très au fait de la richesse des écosystèmes qui les entouraient et très sensibles à leur valeur. Plusieurs milliers d’années plus tard, nous restons fiers de ce patrimoine et déterminés à le préserver pour les générations présentes et futures.

Alors que l’Égypte accueille les participants venus à la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, ainsi que nos partenaires qui représentent la riche variété des acteurs non étatiques, nous rappelons la responsabilité qui nous incombe de collaborer de manière constructive et efficace au bien commun de notre planète et au bien-être de ses habitants.

Nous devons aux futures générations d’agir sans délai et efficacement. Nous sommes, en Égypte, résolus à apporter notre contribution à l’échelle nationale et à assurer la réussite de la Conférence.

Permettez-moi, en guise de conclusion, de vous souhaiter tout le succès possible dans l’accomplissement de vos tâches importantes, ainsi qu’un excellent séjour fructueux à Charm-el-Cheikh.

Abdel Fattah El Sisi
Président de la République Arabe d’Égypte

MESSAGE D’ACCUEIL DE S.E. António Guterres, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU

Mesdames et Messieurs les participants,

Ces dix dernières années, les Parties à la Convention sur la diversité biologique se sont efforcées de réaliser les objectifs d’Aichi sur la diversité biologique et ceux du Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020. Les fruits de leurs efforts sont un élément essentiel du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La diversité biologique est aujourd’hui dans une situation critique à travers le monde, en raison de divers facteurs tels que les changements climatiques, la dégradation des écosystèmes, les trafics illicites et l’exploitation non durable des ressources. Nous devons transformer le monde en profondeur afin de stopper les pertes de biodiversité.

En novembre prochain, les Parties à la Convention se réuniront à Charm-el-Cheikh (Égypte) à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique. Le thème de la Conférence, « Investir dans la diversité biologique au bénéfice des peuples et de la planète », souligne l’urgente nécessité d’agir en vue d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité et de partager équitablement les avantages.

À cette importante réunion, les gouvernements fixeront la voie que suivront les négociations sur les cadres et les initiatives destinés à concrétiser la vision 2050 du Plan stratégique pour la diversité biologique à travers le monde, selon laquelle «la diversité biologique est valorisée, conservée, restaurée et utilisée avec sagesse, en assurant le maintien des services fournis par les écosystèmes, en maintenant la planète en bonne santé et en procurant des avantages essentiels à tous les peuples.»

J’encourage les gouvernements à prendre les dispositions nécessaires pour mettre en œuvre les politiques et les initiatives qui bâtissent un monde où l’humanité vit en harmonie avec la nature. Chacun doit unir ses efforts à leur entreprise, afin que nous prenions tous, individuellement et collectivement, les mesures qui protègeront la nature sans laquelle nous ne pouvons vivre.

Je vous souhaite tout le succès possible à cette réunion.

António Guterres
Secrétaire Général de l’ONU

MESSAGE D’ACCUEIL DE Dr. YASMINE FOUAD, MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE

Mesdames et Messieurs les participants,

Je suis très heureuse de vous accueillir à la Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique 2018 qui se tient à Charm-el-Cheikh en Égypte.

La diversité biologique constitue la base de nos moyens de subsistance et du développement durable. Depuis l’Antiquité, les hommes qui vivent en harmonie avec la nature tirent de multiples avantages des ressources biologiques. La biodiversité satisfait en effet des besoins fondamentaux tels que l’alimentation, l’énergie, la santé médicale, les services essentiels et les avantages récréatifs et culturels. Elle nous aide également à réduire les risques présentés par les changements climatiques et les catastrophes naturelles.

Les progrès accomplis par les civilisations humaines ont toutefois été suivis d’avancées technologiques, d’une forte croissance démographique, de l’industrialisation et de l’urbanisation, qui ont accéléré le déclin et la disparition d’espèces et dégradé des écosystèmes. Ces pertes sont dues aux multiples pressions qu’exercent plusieurs facteurs socioéconomiques. Les changements climatiques s’accompagnent d’autres menaces et entraînent ainsi de graves conséquences pour la biodiversité.

La communauté internationale, ayant pris acte du danger que représente la perte de la biodiversité mondiale, a élaboré la Convention sur la diversité biologique (CBD) peu avant le Sommet de la Terre tenu à Rio en 1992. Cet accord environnemental multilatéral est aujourd’hui l’un des plus importants au monde. Il constitue également un outil essentiel pour le développement durable. Depuis son entrée en vigueur il y a vingt-cinq ans, les gouvernements ont mis au point une série complète d’outils politiques pour la protection de la diversité biologique.

L’Égypte a l’honneur d’accueillir en novembre 2018 la Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique 2018, qui inclut la quatorzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention (COP 14), la neuvième réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, la troisième réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages, ainsi que le segment de haut niveau relatif à ces réunions.

Ces réunions ont lieu à un moment crucial. Nous devons en effet faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 et de ses objectifs d’Aichi sur la diversité biologique. Nous devons également tracer la voie que suivront la Convention et ses protocoles dans les dernières années des plans stratégiques actuels, et préparer l’élaboration du Cadre mondial de la diversité biologique pour l’après-2020.

Les réunions tenues en Égypte sont les premières à avoir lieu en Afrique depuis l’an 2000, et dans un pays arabe. Cet état de fait renforcera les coopérations que nous avons nouées pour stopper la dégradation de la biodiversité dans le monde. Il offrira l’occasion d’améliorer la sensibilisation à l’égard de la diversité biologique parmi les populations et les communautés de la région, et contribuera également à la réalisation des objectifs de la Convention.

La Conférence des Nations Unies coïncidera avec le vingt-cinquième anniversaire de la Convention. Les gouvernements évalueront à cette occasion les progrès accomplis dans l’intégration des objectifs d’Aichi dans les stratégies et plans d’action nationaux sur la diversité biologique ; examineront les principaux aspects de la conservation de la biodiversité ; et réuniront l’ensemble des parties prenantes, afin qu’elles puissent rendre compte des réalisations et difficultés existantes, les faire connaître et les examiner. La Conférence offrira une excellente occasion d’échanger des points de vue sur les solutions à apporter aux problèmes environnementaux en se fondant sur la nature, par exemple les liens existant entre les pertes de biodiversité et les changements climatiques ou la manière dont la biodiversité peut contribuer à l’adaptation et à l’atténuation. La Conférence offre également une occasion opportune d’examiner la façon dont les initiatives relatives à la diversité biologique peuvent contribuer à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et des objectifs de développement durable.

Les délégués gouvernementaux collaboreront avec les représentants de la société civile, des collectivités infranationales et locales, le secteur privé, des organisations de jeunes, des dirigeants autochtones, des organismes de développement et des parlementaires, dans le cadre d’échanges de vues et de réunions parallèles destinés à appuyer la réalisation des objectifs de la Convention sur la diversité biologique et de ses protocoles.

Je suis ainsi convaincue que nous pouvons collaborer, compter sur votre appui pour assurer la réussite de l’organisation et de la tenue de la Conférence, et nous inspirer pour ce faire des résultats de la treizième réunion tenue à Cancún (Mexique). Nous pouvons également, dans le cadre de la Présidence égyptienne prévue pour ces deux prochaines années, veiller à ce que les résultats de la Conférence éclairent et enrichissent la quinzième réunion qui se tiendra à Beijing (Chine) en 2020.

Nous vous souhaitons la bienvenue à Charm-el-Cheikh. Nous espérons que la Conférence de cette année vous stimulera et vous inspirera, et qu’elle suscitera de nouvelles collaborations et amitiés profondes. Je souhaite également qu’elle générera de nouvelles idées et méthodes pour la promotion de la stabilité des écosystèmes au titre de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique.

Dr. Yasmine Fouad
Ministre de l’Environnement

MESSAGE D’ACCUEIL DE M. KHALED FOUDA, GOUVERNEUR DU SUD-SINAÏ, RÉPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE

Mesdames et Messieurs les participants,

Le gouvernorat du Sud-Sinaï est ravi d’accueillir la quatorzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, la neuvième réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Cartagena et la troisième réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Nagoya, dans la ville de la paix (Charm el-Cheikh), située dans le gouvernorat du Sud-Sinaï.

Le gouvernorat du Sud-Sinaï est devenu une des régions les plus vitales de l’Égypte depuis 1979, non seulement à cause de son importance stratégique, mais aussi en raison de l’abondance de ses ressources naturelles. Charm el-Cheikh est une ville iconique du gouvernorat où l’on trouve 60 000 chambres d’hôtel, des hôtels de haut niveau et jusqu’à cinq aires protégées (Ras Mohamed, Nabq, Abu Galum, Taba et Sainte- Katherine). Sa principale industrie est le tourisme étranger et intérieur grâce à ses paysages spectaculaires, un climat sec à l’année longue, des étés chauds et des hivers doux, et de longues plages naturelles. L’eau y est limpide et calme presque toute l’année et elle est recherchée pour les sports aquatiques, surtout la plongée et l’apnée récréatives.

Une superficie totale de 11 000 kilomètres carrés du gouvernorat du Sud-Sinaï forme désormais une aire protégée comprenant 52 pour cent du littoral du golfe d’Aqaba, des récifs coralliens d’importance mondiale, des écosystèmes désertiques de haute altitude, des habitats côtiers uniques et variés, des sites religieux et culturels importants, et autres attraits d’importance. Le réseau d’aires protégées du Sud-Sinaï été créé afin de mettre à part des écosystèmes critiques, protéger les processus naturels, fournir des aires naturelles à côté des zones de développement touristiques, et protéger la valeur des ressources naturelles et de la biodiversité en tant que bien commun et ressource patrimoniale pour tous les Égyptiens.

Le monde a connu d’énormes avancées développementales au cours des trente dernières années. Plus d’un milliard de personnes sont sorties de la pauvreté, l’espérance de vie s’est nettement accrue et le taux d’alphabétisation a connu une croissance fulgurante. Cependant, ces importants progrès économiques et sociaux ont souvent été réalisés au détriment de notre environnement naturel et de sa santé, dont nous dépendons tous.

Les pressions exercées sur la biodiversité continueront à croître dans l’avenir. En effet, au cours des vingt prochaines années, la population mondiale augmentera de 1,2 milliard d’individus et la demande de nourriture connaîtra une hausse de 35 pour cent, la demande pour l’eau de 40 pour cent, et la demande d’énergie de cinquante pour cent. Les impacts négatifs sur l’environnement naturel s’accentueront, ce qui aura des conséquences graves sur notre subsistance, notre santé et notre bien-être, et sur notre sécurité, à moins que nous ne changions notre façon de gérer et d’utiliser les ressources mondiales.

Investir dans la diversité biologique et les écosystèmes devient donc essentiel, non seulement pour l’investissement comme tel, mais aussi pour le bien-être humain. Cet impératif est sans équivoque dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui comprend deux objectifs indépendants pour la diversité biologique ainsi que de nombreuses cibles pour y arriver.

La diversité biologique et les services écosystémiques nous procurent assurément de nombreux services tels que la sécurité des aliments et de l’eau, la subsistance, la croissance économique, la réduction des risques de catastrophe, la santé, le genre et la résistance au climat. En bref, investir dans la diversité biologique et les services écosystémiques est une stratégie « au moins cinq pour le prix d’un ». De plus, la nature offre un filet de sécurité à des millions de personnes sur la planète. Au total, 1,6 million de personnes dépendent des forêts pour leur travail, leur subsistance, leur nourriture et leur carburant; une personne sur huit dépend de la pêche pour sa subsistance, et plus de quatre milliards de personnes dépendent des produits médicinaux dérivés des forêts pour leur santé. Investir dans la nature garantit que les membres les plus vulnérables de la société, surtout les 800 millions de personnes vivant dans la pauvreté, profitent d’un filet de sécurité durable.

En terminant, j’aimerais souligner l’importance de prendre appui sur la Conférence des Parties afin de redoubler notre ardeur et notre engagement à réaliser les Objectifs d’Aichi relatifs à la diversité biologique d’ici à 2020 et établir un nouveau plan et de nouvelles cibles pour notre planète jusqu’en 2030, dans le but d’accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durables, nous aider à respecter les limites mondiales, protéger le capital naturel qui assure notre survie et faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte.

Khaled Fouda
Gouverneur du Sud-Sinai

Message D’accueil de Mme Cristiana Paşca Palmer, Ph.D., Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique

Mesdames et Messieurs les participants,

Il me fait immensément plaisir de vous accueillir à la quatorzième réunion de la Conférence des Parties à Convention sur la diversité biologique (CDB) et réunions connexes, regroupées sous l’appellation « Conférence des Nations Unies sur la biodiversité 2018 ».

Ce plaisir est tout particulier car il s’agit de la première Conférence des Parties à se dérouler en Afrique depuis l’année 2000. La communauté internationale est réunie ici, en Égypte, terre des légendaires civilisations antiques, et sur le continent qui a vu naître l’humanité, afin de célébrer le 25 anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention.

Les Parties sont engagées depuis vingt-cinq ans déjà aux niveaux national, régional et mondial à réaliser les objectifs de la Convention afin de conserver la diversité biologique, l’utiliser de manière durable et partager de façon juste et équitable les avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. De plus, les acteurs de la société civile, ainsi que les peuples autochtones et les communautés locales, et les partenaires du secteur privé de partout au monde ont joué un rôle essentiel pour faire avancer la Convention.

En revanche, la science a révélé un déclin tragique de la diversité biologique et des écosystèmes dans toutes les régions du monde, un fait que confirment les récents rapports de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Cette réunion est d’une importance critique dans notre parcours collectif pour la protection et la sauvegarde de la vie sur Terre. Nous devons communiquer un message clair au monde et aux plus hautes sphères politiques, sociales et économiques que la sauvegarde de la diversité biologique et de la santé des écosystèmes de la planète est essentielle à notre survie et à notre bien-être social et économique à tous, à l’échelle de la planète. Les écosystèmes sains sont une source de nourriture, d’air propre à respirer, d’eau propre à boire et de travail pour assurer la subsistance de nos familles, en plus de nous protéger en atténuant les conséquences des changements climatiques.

Au cours de cette réunion à Charm el-Cheikh, les Parties à la Convention débattront des efforts déjà entrepris et des efforts supplémentaires nécessaires pour atteindre les 20 Objectifs mondiaux pour la biodiversité aussi appelés les Objectifs d’Aichi relatifs à la diversité biologique. À deux ans de la fin de la décennie pour la diversité biologique en 2020, il est temps plus que jamais de redoubler d’efforts pour protéger la diversité biologique et trouver des moyens d’appliquer des approches transformatives, innovatrices et pragmatiques axées sur les solutions.

Les débats entourant l’intégration de la diversité biologique dans cinq secteurs clés de l’économie, à savoir les infrastructures, l’exploitation minière, l’énergie et le gaz, la fabrication et la santé, seront un des aspects les plus intéressants et innovateurs de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité 2018.

L’intégration de la diversité biologique dans ces secteurs a pour but d’éviter, de réduire ou d’atténuer les impacts négatifs tout en maximisant les avantages potentiels. Cette mesure est pertinente et vient à point nommé, car la plupart de ces secteurs connaîtront une forte croissance au cours des prochaines décennies. Par exemple, on estime que les pays investiront quelque 90 billions de dollars(1) dans les infrastructures et environ 25 billions de dollars(2) dans le secteur de l’énergie au cours des 15 prochaines années, ce qui pourrait avoir des répercussions considérables ou encore mieux, des avantages pour la diversité biologique.

Le dossier critique de la biodiversité biologique et des changements climatiques occupera une place dominante à l’ordre du jour. La diversité biologique et les solutions axées sur la nature peuvent aider à réduire les effets dévastateurs des changements climatiques, notamment par le biais d’approches axées sur les écosystèmes pour atténuer les changements climatiques, s’y adapter et réduire des risques de catastrophe. Une récente étude(3) suggère que les solutions naturelles pour le climat peuvent offrir jusqu’à 37 pour cent de la réduction rentable du CO2 à réaliser d’ici à 2030 afin de donner plus de 66 pour cent de chances de maintenir le réchauffement sous les 2°C.

La Conférence se penchera évidemment sur la question importante des aires protégées, autant terrestres que marines, et les autres mesures pour améliorer la conservation et la gestion de la diversité biologique, et les délégués poursuivront leurs débats de longue date sur les aires d’importance écologique ou biologique.

Les gouvernements aborderont au titre de la Convention et de ses deux protocoles, le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques et le Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages, les questions importantes que soulèvent les technologies en émergence, notamment la façon de gérer des avancées dans le domaine de la biologique synthétique afin de maximiser les avantages potentiels tout en minimisant les risques. Ils débattront également des conséquences de la séquence numérique d’informations sur les ressources génétiques dans le contexte des objectifs de la Convention et du Protocole de Nagoya.

Les Parties à la Convention auront l’occasion de passer en revue les progrès accomplis dans l’application du Protocole de Nagoya et de discuter des nouveaux développements pertinents en matière de politiques. Cent cinq Parties à la Convention ont ratifié le Protocole à ce jour. La réunion attirera l’attention sur des points importants, dont l’évaluation et l’examen de l’efficacité du Protocole à faire le bilan et à recenser ses victoires et ses difficultés depuis son entrée en vigueur en 2014. Cette évaluation aidera la troisième réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de Nagoya à soutenir davantage l’application au Protocole dans les pays.

Un des objectifs les plus importants de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité 2018 sera de préparer le terrain pour le processus de développement du successeur de l’actuel cadre mondial pour la diversité biologique qui marque la fin du Plan stratégique 2011-2020 pour la diversité biologique. Nous avons une occasion unique, en tant que communauté mondiale, de définir un nouvel accord ambitieux pour la nature et la diversité biologique pour l’après-2020, un accord qui reconnaîtra la valeur de la nature sous tous ses aspects, notamment politique, économique, social et scientifique, en tant qu’infrastructure fondamentale qui soutient la vie sur Terre, ainsi que le développement et le bien-être de tous les humains. Cet exercice exigera un engagement et une détermination à toute épreuve, des approches innovatrices et des processus transformationnels, et aussi une étroite collaboration et l’unité de toutes les parties prenantes.

J’aimerais terminer en vous rappelant notre vision commune : « D’ici à 2050, la diversité biologique est valorisée, conservée, restaurée et utilisée avec sagesse, en assurant le maintien des services fournis par les écosystèmes, en maintenant la planète en bonne santé et en procurant des avantages essentiels à tous les peuples. » Nous pouvons réaliser cette vision, par la collaboration seulement, afin de créer un changement transformationnel et une modification du paradigme dans notre utilisation et nos relations avec la nature et la biodiversité.

En qualité de Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, je crois fermement que les Parties à la Convention, les partenaires et les parties prenantes peuvent, ensemble, mobiliser le leadership nécessaire au plus haut niveau, utiliser le dynamisme public et politique pour le changement et élever les ambitions pour l’application à un niveau encore plus élevé. Formons « l’équipe de la nature », sur-le-champ et plantons la semence d’un mouvement mondial pour la biodiversité qui touchera le cœur et l’esprit de tous et mobilisera tous les peuples à agir pour la planète.

Merci.

Dr. Cristiana Paşca Palmer
Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique

 

  1. Amar Bhattacharya, Jeremy Oppenheim and Nicholas Stern. Driving sustainable development through better infrastructure: Key elements of a transformation program. (The Brookings Institution, 2015)
  2. The New Climate Economy (The Global Commission on the Economy and Climate, 2016)
  3. Bronson W. Griscom et al., Natural Climate Solutions, (Proceedings of the National Academy of Sciences Oct 2017)

Message d’accueil de M. Erik Solheim, Directeur Exécutif d’ONU-Environnement

Mesdames et Messieurs les participants,

L’appauvrissement de la diversité biologique est un des plus grands défis de notre époque. Le monde entier doit améliorer sa façon de faire en toute urgence. La richesse et l’immense diversité de la vie sur cette planète sont à la base de notre propre survie. La diversité biologique assure notre subsistance et nous protège tous, sans exception.

Voilà pourquoi la protection de la diversité biologique doit être au cœur de notre planification économique des infrastructures, de l’exploitation minière, de l’énergie et de la fabrication. Nous devons voir toutes les facettes de la valeur de la diversité biologique pour la résilience et la santé publique. Nous devons voir la diversité biologique comme une richesse naturelle, dont la santé est liée à la nôtre.

Au cours de cette Conférence, nous espérons que tous les pays du monde hausseront leurs efforts afin de réaliser les objectifs de 2020 et qu’ils prépareront aussi le terrain pour un programme ambitieux qui nous mènera au milieu du siècle en meilleure santé que jamais.

Erik Solheim
Directeur Exécutif d’ONU-Environnement

Introduction

La 14e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP 14), ainsi que la 9e réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (COPMOP9) et le la 3ème réunion de la Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages (COPMOP3) se tiendra à Charm el-Cheikh, en Egypte, du 17 au 29 novembre 2018.

La COP 14 sera précédée d’une réunion ministérielle africaine sur la biodiversité le 13 novembre 2018 et d’un segment ministériel de haut niveau (HLS) de deux jours de la Conférence des Parties les 14 et 15 novembre 2018 sur l’intégration de la biodiversité dans les secteurs suivants: énergie et l’exploitation minière; Infrastructure; l’industrie manufacturière et de transformation; et la santé.

Thème de la conférence

« Investir dans la biodiversité pour la planète et ses peuples »

Dates de la COP 14 et des réunions associées

  • Réunion ministérielle africaine sur la biodiversité: 13 novembre
  • Segment ministériel de haut niveau (HLS): 14 – 15 novembre 2018
  • Réunion du bureau de la COP et réunions régionales: 16 novembre 2018
  • COP 14, (COPMOP9) et (COPMOP3) réunions: 17 – 29 novembre 2018
  • 25ème anniversaire de la CDB: 17 novembre 2018 à l’ouverture de la COP 14

La conférence sera également associée à un certain nombre de forums majeurs et d’événements parallèles.

Segment ministériel de haut niveau de la COP 14 (HLS)

  • Thème: « Intégration de la biodiversité dans les secteurs de l’énergie et l’exploitation minière; l’industrie de transformation; l’infrastructure et la santé »
  • Déclaration: « Déclaration de Charm el-Cheikh »

Vidéos